01. Ah shit, Here we go again
Okay, zéro originalité pour le titre de ce premier article. Emprunter un meme à GTA c'est quand même pas terrible mais que voulez-vous, chuis pas ici pour réfléchir longtemps.
Nan, chuis ici pour... je sais pas, vider mon sac.
Je pense que j'en ai besoin.
Ca fait quelques temps (mois, années ?) que je n'ai plus écrit. Généralement c'est plutôt bon signe : ça veut dire que je vais bien, que je suis bien occupée, que je ne ressens plus ce besoin d'écrire pour me soulager et faire mon auto-thérapie devant écran.
Mais ce besoin est de retour. Non pas que je vais terriblement mal. Mais j'en ai besoin, tout simplement.
Très vite :
Je suis devenue maman le 18 janvier 2018.
Je ne regrette rien (sauf ce matin, j'y viens).
Je deviendrai double-maman dans quelques semaines (à mon grand désespoir, number 2 sera apparemment du même gabarit que number 1, genre, grosse mémère de quasiment 4 kg, hello déchirure et péridurale, welcome back, comment j'ai trop hâte) (lol non).
Et si, jusqu'à présent, tout allait bien, depuis quelques jours, un craquement se fait sentir.
J'en peux plus.
Alors je pense très honnêtement que ma fin de grossesse y compte pour beaucoup.
C'est cliché.
Mais putain, voyez l'topo : incapable de marcher plus de 5 minutes, mal de dos aigu quand je reste assise trop longtemps, poumons compressés et sensation d'être écrasée quand je m'allonge, bassin qui craque dès que je bouge, honnêtement, j'en chie. Ça ne m'avait pas fait ça lors de ma 1ère grossesse, je n'y étais pas préparée, et c'est une bien mauvaise surprise.
Mon corps me dit qu'il en a trop chié il y a deux ans, et qu'il ne peut plus assumer aujourd'hui, même si j'ai pris moins de poids.
Donc, je galère grave. D'où frustration et énervement.
D'où humeur de merde, patience disparue et agressivité latente.
De quoi m'épanouir pleinement, hohoho.
Et donc ce matin, après une mini-crise de numéro 1 qui ne voulait pas son biberon et l'a donc cassé (vive le lait et les éclats de verre partout à 2 minutes du départ pour la nounou), vu que ma journée avait commencé comme de la merde, j'a décidé de continuer dedans. Enfin, pas dans la merde, dans le vomi, plus exactement.
Parce que oui,
être parent, c'est aussi avoir la joie de devoir laver du vomi. Sur les bavoirs, sur les vêtements, sur toi... sur le fuckin'siège auto putain.
Numéro 1 est comme moi apparemment : le chauffage artificiel des voitures, elle supporte pas. Donc elle a vomi, il y a quelques jours, après un long trajet, quand ma belle-mère nous la ramenait. Et elle a re-vomi quelques jours plus tard. Ok, donc là, la superposition de vomi n'était plus tolérable, et le lavage de la housse du siège ne suffisait plus. J'ai donc décidé de tout laver. Enfin, ce que je pouvais, parce que va démonter un siège auto : not easy.
Bref.
Une fois le puzzle entamé, j'ai eu la bonne surprise de découvrir un amas de miettes de gâteau séchées dans un marais de vomi dégueu qui avait bien durci sa race. Trop yummy.
Heureusement, j'avais pas encore petit-déjeuné.
Me voilà donc armée de mouchoirs, chiffons, grattoirs, produits désinfectants, et en avant les enfants. Sauf que ce siège de merde (en fait c'est un super siège mais pas dans le contexte nettoie-le-omi-de-ta-progéniture) se compose d'espèces de cases étroites en profondeur. Impossible donc de passer un chiffon et de swiffer le vomi par magie. Aspirateur trop gros, évidemment, et la technique "j'enfile un mouchoir autour d'une baguette pour sonder le marécage de vomi" ne marchait pas des masses. J'ai donc du me résoudre à employer les grands moyens.
Le compresseur.
Après avoir branché la bête, armée du pistolet à air, je me suis donc approchée de l'ennemi. Alors je suis con mais pas trop, je savais bien qu'avec le retour d'air, forcément, il allait y avoir une pluie de miettes de biscuit-vomi. J'ai lancé l'offensive.
Bingo.
Le souffle d'air puissant est parvenu à déloger l'amas de cra-beurk au fin fond des petites cases en plastique. Ca a giclé puissamment de tous les côtés, c'était magique, j'en avais partout, sur les lunettes, dans les cheveux, sur les habits, dans la voiture.
Et c'est là.
A cet instant précis, quand le compresseur s'est arrêté, que le siège était à peu près propre et sentait désormais la verveine citron biscuit vomi, que je me suis dit, "ok, y'en a marre".
Réveillée depuis 6h du matin, malade, enceinte de 33 semaines, j'ai eu besoin, mais genre, VRAIMENT, de tout déballer. De raconter en détails comment cette matinée puait du cul, alors que ça faisait même pas 3h qu'elle avait commencé. Je n'avais pas envie de textoter un laconique "matinée de merde mais au moins j'ai nettoyé le siège auto", non, j'avais envie que le monde entier sache que je passais UN MOMENT DE MERDE et surtout, je ne voulais pas qu'on me dise "relativise / positive / calme-toi / repose-toi / c'est pas grave ça va passer". NON.
Parce que ça, ça putain, j'en peux plus.
T'es enceinte, alors tout le monde, TOUT LE PUTAIN DE MONDE s'autorise à te dire ce que tu dois faire, ce que tu dois ressentir.
"gnagnagna préserve-toi" "gnagnagna repose-toi" "gnagnagna arrête-toi."
MAIS NIQUEZ-VOUS LE CUL.
Je veux râler. Je veux bosser. Je veux être capable de manger une putain de pomme sans avoir des remontées acides de merde qui me rendent malade toute la nuit. Je veux me plaindre. Je veux m'énerver. Et je ne veux surtout pas entendre de conseils, d'avis, d'opinions, de tasquàfaireça, de sijétaistoi, et autres.
MAIS.
Comme on vit dans une société où désormais, tout le monde a son avis sur tout et donne son avis sur tout (même moi j'avoue), c'était pas possible. Alors je le gueule ici.
Et ça fait du bien.
Nan, chuis ici pour... je sais pas, vider mon sac.
Je pense que j'en ai besoin.
Ca fait quelques temps (mois, années ?) que je n'ai plus écrit. Généralement c'est plutôt bon signe : ça veut dire que je vais bien, que je suis bien occupée, que je ne ressens plus ce besoin d'écrire pour me soulager et faire mon auto-thérapie devant écran.
Mais ce besoin est de retour. Non pas que je vais terriblement mal. Mais j'en ai besoin, tout simplement.
Très vite :
Je suis devenue maman le 18 janvier 2018.
Je ne regrette rien (sauf ce matin, j'y viens).
Je deviendrai double-maman dans quelques semaines (à mon grand désespoir, number 2 sera apparemment du même gabarit que number 1, genre, grosse mémère de quasiment 4 kg, hello déchirure et péridurale, welcome back, comment j'ai trop hâte) (lol non).
Et si, jusqu'à présent, tout allait bien, depuis quelques jours, un craquement se fait sentir.
J'en peux plus.
Alors je pense très honnêtement que ma fin de grossesse y compte pour beaucoup.
C'est cliché.
Mais putain, voyez l'topo : incapable de marcher plus de 5 minutes, mal de dos aigu quand je reste assise trop longtemps, poumons compressés et sensation d'être écrasée quand je m'allonge, bassin qui craque dès que je bouge, honnêtement, j'en chie. Ça ne m'avait pas fait ça lors de ma 1ère grossesse, je n'y étais pas préparée, et c'est une bien mauvaise surprise.
Mon corps me dit qu'il en a trop chié il y a deux ans, et qu'il ne peut plus assumer aujourd'hui, même si j'ai pris moins de poids.
Donc, je galère grave. D'où frustration et énervement.
D'où humeur de merde, patience disparue et agressivité latente.
De quoi m'épanouir pleinement, hohoho.
Et donc ce matin, après une mini-crise de numéro 1 qui ne voulait pas son biberon et l'a donc cassé (vive le lait et les éclats de verre partout à 2 minutes du départ pour la nounou), vu que ma journée avait commencé comme de la merde, j'a décidé de continuer dedans. Enfin, pas dans la merde, dans le vomi, plus exactement.
Parce que oui,
être parent, c'est aussi avoir la joie de devoir laver du vomi. Sur les bavoirs, sur les vêtements, sur toi... sur le fuckin'siège auto putain.
Numéro 1 est comme moi apparemment : le chauffage artificiel des voitures, elle supporte pas. Donc elle a vomi, il y a quelques jours, après un long trajet, quand ma belle-mère nous la ramenait. Et elle a re-vomi quelques jours plus tard. Ok, donc là, la superposition de vomi n'était plus tolérable, et le lavage de la housse du siège ne suffisait plus. J'ai donc décidé de tout laver. Enfin, ce que je pouvais, parce que va démonter un siège auto : not easy.
Bref.
Une fois le puzzle entamé, j'ai eu la bonne surprise de découvrir un amas de miettes de gâteau séchées dans un marais de vomi dégueu qui avait bien durci sa race. Trop yummy.
Heureusement, j'avais pas encore petit-déjeuné.
Me voilà donc armée de mouchoirs, chiffons, grattoirs, produits désinfectants, et en avant les enfants. Sauf que ce siège de merde (en fait c'est un super siège mais pas dans le contexte nettoie-le-omi-de-ta-progéniture) se compose d'espèces de cases étroites en profondeur. Impossible donc de passer un chiffon et de swiffer le vomi par magie. Aspirateur trop gros, évidemment, et la technique "j'enfile un mouchoir autour d'une baguette pour sonder le marécage de vomi" ne marchait pas des masses. J'ai donc du me résoudre à employer les grands moyens.
Le compresseur.
Après avoir branché la bête, armée du pistolet à air, je me suis donc approchée de l'ennemi. Alors je suis con mais pas trop, je savais bien qu'avec le retour d'air, forcément, il allait y avoir une pluie de miettes de biscuit-vomi. J'ai lancé l'offensive.
Bingo.
Le souffle d'air puissant est parvenu à déloger l'amas de cra-beurk au fin fond des petites cases en plastique. Ca a giclé puissamment de tous les côtés, c'était magique, j'en avais partout, sur les lunettes, dans les cheveux, sur les habits, dans la voiture.
Et c'est là.
A cet instant précis, quand le compresseur s'est arrêté, que le siège était à peu près propre et sentait désormais la verveine citron biscuit vomi, que je me suis dit, "ok, y'en a marre".
Réveillée depuis 6h du matin, malade, enceinte de 33 semaines, j'ai eu besoin, mais genre, VRAIMENT, de tout déballer. De raconter en détails comment cette matinée puait du cul, alors que ça faisait même pas 3h qu'elle avait commencé. Je n'avais pas envie de textoter un laconique "matinée de merde mais au moins j'ai nettoyé le siège auto", non, j'avais envie que le monde entier sache que je passais UN MOMENT DE MERDE et surtout, je ne voulais pas qu'on me dise "relativise / positive / calme-toi / repose-toi / c'est pas grave ça va passer". NON.
Parce que ça, ça putain, j'en peux plus.
T'es enceinte, alors tout le monde, TOUT LE PUTAIN DE MONDE s'autorise à te dire ce que tu dois faire, ce que tu dois ressentir.
"gnagnagna préserve-toi" "gnagnagna repose-toi" "gnagnagna arrête-toi."
MAIS NIQUEZ-VOUS LE CUL.
Je veux râler. Je veux bosser. Je veux être capable de manger une putain de pomme sans avoir des remontées acides de merde qui me rendent malade toute la nuit. Je veux me plaindre. Je veux m'énerver. Et je ne veux surtout pas entendre de conseils, d'avis, d'opinions, de tasquàfaireça, de sijétaistoi, et autres.
MAIS.
Comme on vit dans une société où désormais, tout le monde a son avis sur tout et donne son avis sur tout (même moi j'avoue), c'était pas possible. Alors je le gueule ici.
Et ça fait du bien.
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